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Pascale Lebeau: une surdouée parmi les surdouées

29 mai 2018
Pascale Lebeau: une surdouée parmi les surdouées

À moins de 30 minutes de l’une de ses dernières rencontres de la fin de semaine, Pascale Lebeau vient à la rencontre de l’Académie de hockey TBT, à l’étage supérieur de l’aréna de St-Louis-de-France. Le sourire radieux, l’air détendu, on s’aperçoit assez rapidement qu’on a affaire à une habituée, l’une des meilleures de son groupe d’âge. Entrevue avec une jeune passionnée de hockey remplie de charisme.

Simon Bédard | Collaboration spéciale

@simonbedard17

Interrogé à savoir quelles étaient les meilleures joueuses présentes pour cette fin de semaine de hockey de printemps consacrée au volet féminin, François Milot, une sommité en la matière, n’avait pas hésité bien longtemps avant de vanter les mérites de Lebeau. L’une des meilleures de sa catégorie, avait-il affirmé avec conviction.

Quelque cinq minutes en sa compagnie suffira pour nous en dissuader.

« Je me tiens avec des garçons depuis que je suis toute petite, raconte-t-elle. Quand j’étais plus jeune, je faisais du patinage artistique et par la suite, pour faire comme les gars, j’ai décidé de commencer à jouer au hockey. J’ai débuté dans la catégorie novice et depuis, c’est vraiment devenu une passion. Je n’ai jamais arrêté et j’aime vraiment ça. »

À un point tel qu’après sa saison régulière avec les Nordiques du Collège Lionel-Groux, la principale intéressée a décidé de participer, en ce dernier weekend de mai, à l’évènement de TBT, tout en s’adonnant à la pratique du dekhockey.

« L’été, je pratique beaucoup le dekhockey, poursuit Lebeau. De plus, je participe aussi à de petits tournois dans le AAA avec diverses équipes. J’adore ça, c’est vraiment une passion. Je m’entraîne beaucoup à la base. Veut, veut pas, ça m’aide à devenir encore meilleure. Peu importe le moment, j’aime juste être sur une patinoire. L’hiver, ça m’arrive d’aller à la patinoire extérieure par pur plaisir. »

Pascale Lebeau se décrit comme étant une défenseure offensive, qui aime bien transporter le disque jusqu’à l’autre bout de la patinoire. Pas comme P.K. Subban, des Predators, mais plutôt comme Erik Karlsson, des Sénateurs, spécifie-t-elle.

« Je suis plus une passeuse qu’autre chose, rectifie celle qui a obtenu 5 points (2-3) en 24 matchs en 2017-2018. Je n’ai pas le meilleur des tirs, à mon avis. J’ai toujours aimé Karlsson. Tout comme moi, il est offensif et aime bien transporter la rondelle. Je le regarde souvent jouer et je l’aime bien. Je ne préfère pas une équipe en particulier, juste lui! »

Au-delà de Karlsson, Lebeau trouve aussi en Les Canadiennes de Montréal, qui évoluent au sein de la Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF), une source d’inspiration, une véritable raison d’y croire.

« Je trouve que Les Canadiennes font évoluer le hockey féminin, anaylse la jeune femme. Ça nous motive à continuer et à persévérer. Avant, lorsqu’il n’y avait rien au final, c’était moins motivant, mais maintenant, on sait qu’on peut atteindre quelque chose en bout de ligne. Je les suis un peu et j’ai déjà participé aux divers camps organisés par Caroline Ouellette, d’ailleurs. J’ai aussi pris part à des tournois au cours desquels Marie-Philip Poulin était sur place. J’ai pu la rencontrer. Ces filles-là nous poussent à continuer encore plus. Ce sont vraiment des modèles pour nous. »

Deux pionnières qui, chacune à leur façon, ont permis au hockey féminin d’évoluer et de devenir, de fil en aiguille, ce qu’il est aujourd’hui.

« Ça l’évolue, sourit-elle. C’est l’fun, je trouve que les filles sont bien meilleures qu’avant. Le hockey féminin est en pleine évolution et on peut notamment s’en apercevoir aux Jeux olympiques. C’est encore plus fort et rapide qu’avant. »

Remplie de talent et de bonté, Pascale Lebeau est aussi modeste et réaliste. Pour elle, pas question de voir trop loin ni trop haut en ce qui a trait au futur de sa carrière.

« Je vais tenter d’aller jouer dans le hockey universitaire quelque part, conclut-elle. J’espère pouvoir continuer à jouer au hockey à l’université. Ce serait mon but ultime, car je ne pense pas parvenir à me rendre aux J.O. ou avec Les Canadiennes. »

Ne jamais dire jamais…

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