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Les bienfaits du hockey de printemps selon July Simard

28 mai 2017
Les bienfaits du hockey de printemps selon July Simard
Pendant que July Simard s’entretient avec le département des communications de l’Académie de hockey TBT, ses Xtreme Sag-Lac 2005 disputent leur match de finale contre le Phoenix de Sherbrooke. Une récompense ô combien inestimable – et quelque peu inattendue – pour une directrice qui, au départ, ne devait compter que sur deux équipes ce printemps.
Finalement, lorsqu’elle s’est amenée en Mauricie pour la Classique AAA TBT D3, la fin de semaine dernière, elle en comptait 10 à son actif. Tout un revirement de situation pour une femme qui a en quelque sorte « sorti » ces équipes de la région du Saguenay-Lac-St-Jean du bourbier, avant de créer un partenariat avec l’Académie de hockey TBT durant l’hiver.
« Il y avait déjà une équipe (au Saguenay), mais c’était plus destiné à devenir du D1 et les autres catégories ont été en quelque sorte abandonnés, raconte la directrice régionale pour le compte des Xtreme Sag-Lac. J’avais connu Nicolas Thibeault par le biais de TBT et je lui ai demandé de nous adopter, si l’on veut. Il a accepté et je devais avoir deux équipes cette année. Finalement, j’en ai dix! On partage vraiment les mêmes valeurs, lui et moi. J’avais connu autre chose, ailleurs, en allant avec d’autres organisations pour mes enfants, mais ce n’était pas les valeurs que je prônais. »
« Je visais deux équipes, mais ça s’est mis à exploser de tout bord, tout côté, poursuit-elle en riant. Il y a des catégories que j’ai décidé d’ignorer, car les gens attendaient le téléphone d’une autre organisation. Ils disaient que si l’autre organisation n’appelait pas, ils se tourneraient vers moi. J’ai mis un terme à tout ça sur-le-champ. L’an prochain, quand je vais les appeler, ils ne prendront peut-être pas de chance et décideront de venir tout de suite avec nous. On a connu d’heureux succès pour une première année. »
Ses petits Xtreme Sag-Lac 2005 perdront finalement leur finale aux mains de l’équipe de l’Estrie, dans ce qui sera le dernier duel de la journée du dimanche. Mais malgré ce revers quelque peu malheureux, July Simard avait toutes les raisons d’être tout sourire après la partie. Car après tout, chaque partie que l’une de ses 10 équipes disputent constitue une heureuse surprise et un pas de plus vers l’avant.
« Le hockey de printemps, ça donne de la glace supplémentaire aux jeunes, donc ils se développent plus, croit-elle. Il y a plusieurs organisations, maintenant, qui veulent juste faire du D1, une catégorie élite. C’est seulement 15 joueurs sur une panoplie, ça. Moi, quand j’ai décollé au Saguenay-Lac-St-Jean, c’est ce que je prônais : avoir du D2 et D3 pour offrir plus de glace au plus grand nombre de jeunes possible. Car après tout, ton D2 de cette année deviendra peut-être ton élite dans deux ou trois ans. Si on leur offre de la glace, ils vont continuer de s’améliorer. Si on ne leur en donne jamais, ça va se terminer là. »
À voir le déroulement des activités tout au long du weekend, ce n’est pas demain la veille que ça « s’arrêtera là » pour tous ces jeunes qui font du hockey de printemps l’un de leurs principaux passe-temps estivaux. Souriants, parfois en pleurs à l’issue d’un dur revers, ou enjoués, les jeunes semblent prendre un malin plaisir à venir à l’aréna malgré le chaud soleil extérieur.
« Il faut que les enfants veulent, rappelle Mme Simard. Des fois, les parents veulent plus que les jeunes eux-mêmes. Parfois, les jeunes en ont assez et veulent faire autre chose. Par contre, s’ils viennent avec nous, nos valeurs premières, c’est de leur donner de la glace et d’avoir du plaisir. Je ne veux pas des coachs qui crient après les enfants. Des coachs disciplinés, oui, mais avec le sourire. On a du plaisir à jouer au hockey. Oui, on est dans le AAA, on se rapproche de l’élite et ce sont les meilleurs joueurs de leur tranche d’âge, mais ça demeure un jeu et nous aussi, on peut avoir de mauvaises journées. Il faut s’amuser, se développer et réaliser de petits défis personnels. »
« On s’entend que peu d’entre eux vont atteindre la Ligue nationale, continue la principale intéressée. On est tous au courant. Les parents, non, mais nous, on le sait! Ces petites victoires, ça reste marqué en eux, ils se font de nouveaux amis et y vivent de nouvelles expériences. Moi, mon garçon est rendu pee-wee et on a gagné cinq des plus gros tournois avec notre équipe. Chaque année, on se remémore tout ça puisque ce sont des évènements marquants. »
Après six minutes à vanter les mérites de son produit, le moment est venu pour July Simard d’aller rejoindre son équipe. Mais avant de quitter la petite salle réservée au personnel de l’Académie de hockey TBT, elle jugeait important de rappeler pourquoi, au fond, le hockey de printemps est-il si formidable pour les jeunes qui désirent vraiment y prolonger leur saison respective.
« Ils n’iront peut-être pas dans la LNH, sauf pour une infirme partie d’entre eux, mais ça leur permet de s’améliorer et d’avoir une discipline de vie, conclut-elle. Moi, mes petits jeunes, ils ont des couvre-feux, on leur apprend à bien s’alimenter, etc. Ça leur permet d’apprendre les choses de la vie. Pour moi, le hockey de printemps, c’est une bien belle affaire. Si tu as connu une année difficile dans ton club régulier, tu te retrouves avec une organisation où, en principe, il n’y a pas le père de personne et où tu es reconnu à ta juste valeur. C’est un peu comme se réconcilier avec une saison plus difficile. Tu peux être le meilleur de ta formation régulière et te retrouver ici, avec plein d’autres joueurs qui étaient les meilleurs des leurs. Dans un autre sens, ça peut te remettre les deux pieds sur Terre. C’est le retour du balancier, je crois. En premier lieu, le jeune doit avoir le goût de venir ici et ça doit être fait dans le respect et dans le plaisir. »

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